Petrolegate / Supposé détournement de 500 milliards: Me Sossah est formel : « …. il n’y a pas eu la trace d’un seul détournement, même d’un centime au détriment de l’Etat togolais ».
Accusée de détournement de centaines de milliards dans les opérations de commande du pétrole, la famille Adjakly a porté l’affaire devant les tribunaux. Il ressort, à la suite des confrontations et autres recherches au tribunal de première instance de Lomé, que les accusations du journal l’Alternative ne reposaient sur aucun élément sérieux. De ce fait, le verdict du jugement de l’affaire au tribunal de première instance , en novembre 2020, avait reconnu le confrère l’Alternative coupable de diffamation. Une décision qui confirme ce que Me Sossah n’a cessé de soutenir : « …. il n’y a pas eu la trace d’un seul détournement, même d’un centime au détriment de l’Etat togolais ». Mais pour des raisons propres aux prévenus, leur conseil a interjeté appel en portant le dossier devant la Cour d’appel de Lomé. Le 09 décembre dernier devrait se tenir l’audience en appel pour statuer sur le dossier. Mais pour des raisons liées à l’organisation des obsèques de Me Agboyibo, le procès fut reporté à une date ultérieure. L’on se demande s’il y a encore des éléments sérieux que le conseil du journal pourra faire valoir pour amener les juges de la Cour d’Appel à reconsidérer la décision du tribunal de première instance ?
Depuis le début de cette affaire de révélations de détournement de centaines de milliards par la famille Adjakly dans les opérations de commande du pétrole, Me Sossah est abondamment monté au créneau pour apporter des éclairages. L’avocat n’a de cesse insisté sur un «dopage médiatique » que constituait les graves accusations contre les Adjakly et publiées dans le journal L’Alternative. Il nous souvient aussi que dans son intervention sur la chaine télé Africa 24, Me Sossah avait taxé l’affaire de « fake news majuscule à la puissance giga, tout ce que vous voulez ». Ceci parce que « le dossier est construit d’une façon scandaleuse, avec des affirmations elles-mêmes suffisamment choquantes pour s’attaquer violemment à un homme », avait insisté l’avocat. Me Eric Sossah demandait même à tous ceux qui voulaient connaitre la vérité de se rapprocher de VITOL pour vérifier voir si ses clients détiennent l’once d’une action.
Au fil du temps, il est apparu que le Petrolegate n’avait rien de sérieux. Le journal accusateur s’est montré incapable d’apporter les moindres preuves de ce qu’il a avancé. Selon Me Sossa, Francis Adjakly n’a jamais été récusé pour ses prestations depuis près de 25 ans qu’il boucle au sein du CSFPPP. Ce dernier a vu passer plusieurs premiers ministres et ministres de commerce. Aucun d’eux n’a eu à le récuser. C’est une preuve que ses prestations sont à la hauteur des exigences du pays.
Aussi, au regard de la bonne réputation dont jouit les Adjakly, le député Sena Alipui avait affirmé que « Je ne vois rien de sérieux, rien de tangible, rien de documenter … je vois plutôt un règlement de compte ».
Faut-il le souligner, les mis en cause dans ce dossier ont toujours fait observé que la commande du pétrole ne se fait pas dans la légèreté. C’est un domaine qui suit une procédure stricte. Et donc les acteurs ne pourraient se permettre certaines latitudes. Aussi, n’existe-t-il pas de ligne budgétaire consacrée à la commande des produits pétroliers. Alors parler de détournement des deniers publics, serait une pure divagation de la part de ceux qui le soutiennent. D’ailleurs, le ministre Gilbert Bawara, un officiel du pays, déclarait dans une émission sur une chaine télé de la place, il y a quelques mois qu’ « Il n’y a rien de plus faux, qu’on a voulu dénommer Pétrolegate. La suite donnera raison au ministre. Car le tribunal de première instance dans son jugement du 04 novembre 2020 fait savoir : « attendu qu’en définitive, les accusations portées contre la partie civile ne reposant sur aucune preuve rapportée en la présente sont indubitablement de nature à porter atteinte à la réputation et à la considération de celle-ci ; qu’or, Ie journaliste dans l’exercice de sa profession, est tenu au respect des règles de la déontologie du journalisme et doit à cet effet , éviter toute allégation ou imputation d’un fait dont si la preuve n’est pas rapportée, constitue une allégation mensongère ; qu’en présentant la partie civile comme un détourneur de fonds publics sans rapporter la moindre preuve de son allégation, étant entendu que ni les procédures, ni les investigations en cours ne constituent les preuves de I ’accusation discutée, Monsieur Ferdinand AYITE a diffamé la partie civile qui a un honneur et une réputation à défendre ; que les faits de diffamation reprochés au prévenu et défini par l’article 160 alinéa 1″’ du code de la presse et de la communication sont ainsi constitués à son égard ; qu’il échet de le déclarer coupable desdits faits et de lui faire application des dispositions de l’articles 163 du même code ; que quant au journal L’ALTERNATIVE, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la publication de cette allégation qualifiée de diffamation le fait tomber sous le couperet du second alinéa de l’article 160 dudit code qui prévoit que « Ia publication directe, la diffusion ou la reproduction d’une allégation ou imputation qualifiée de diffamation, est punie d’une amende d’un million (1.000.000) à trois millions (3000.000) de francs CFA ; qu’il y a lieu de le déclarer coupable des faits à lui reprochés et d’entrer en condamnation contre lui ;…. ».
Vivement que la famille Adjakly soit lavée de cette souillure que des individus « envieux », « véreux » et en mission bien commandée ont voulu lui coller.
Pour rappel, le CSFPPP est un organisme rattaché au ministère. Selon son organigramme, on y retrouve un organe politique, celui technique et un secrétariat. Il est présidé par le ministre du commerce, la vice-présidence assurée par le ministre des finances, et le ministre de l’Energie et des mines qui est membre en même temps qu’un représentant du premier ministre, c’est l’organe politique. L’organe technique est composé des représentants du ministère du commerce, de celui des finances, de celui des Mines, des groupements des pétroliers, des syndicats et des membres de la société civile, puis vient le secrétariat du CSFPPP qui est dirigé par un coordonnateur qui dispose d’une autonomie totale. Les membres du CSFPPP sont recrutés sur la base de leurs connaissances en la matière.
Précisons également que le Coordonnateur du CSFPPP n’a pas droit de signature sur les comptes de la structure. La seule signature bien autorisée est celle et unique du Ministre en charge du Commerce.
