Incursion Djihadiste A Kpendjal : Le Togo renforce son dispositif anti-terroriste au nord du pays

Disposant déjà d’un bataillon aguerri et bien équipé au Nord du pays pour faire face aux éventuelles incursions des djihadistes, les Forces armés togolaises viennent de déployer un renfort dans la zone frontalière entre le Togo et le Burkina. Ce renforcement de l’effectif des éléments dans la région  fait suite à l’attaque terroriste contre sa position  dans la nuit du 9 au novembre 2021.

Un poste des Forces Armées Togolaises a été attaqué dans le Kpendjal, à la frontière avec le Burkina-Faso. L’attaque menée par des terroristes venus du pays voisin a été vigoureusement repoussée par  forces de défense et de sécurité déployées dans la zone dans le cadre de l’opération Koundjouaré. Aucune perte en vie n’est signalée du côté des troupes togolaises. Mais du côté des assaillants, il est fort probable qu’il y ait  des victimes. Car des traces de sang sont observées  dans le repli des terroristes, d’après les propos du ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Général Damehame Yark,

Selon le ministre, joint par la rédaction d’un media en ligne,  les soldats togolais veillaient au grain depuis. Ce qui a fait que l’incursion a été confrontée  à une réaction vigoureuse des militaires togolais qui sont parvenus à  repousser les assaillants.

Toutefois, le ministre indique qu’un renfort est envoyé dans la région depuis mercredi matin pour renforcer les positions. « Un renfort est envoyé dans la région. Nous avons renforcé les contrôles et les éléments sont sur le qui-vive. Nous n’allons pas laisser faire », a rassuré le Général.

Pas de panique

Le Général rassure la population sur l’efficacité des forces de défenses et de sécurité déployées dans la zone et l’invite à ne pas céder à la panique. Elle est appelée plutôt à collaborer et à aider  le contingent à contrer les velléités d’expansion djihadiste vers le pays.
On se rappelle que lors d’un meeting de campagne présidentielle,  le Président Faure avait reconnu que la menace est réelle et la pression est très forte. Tirant donc les leçons de ce qui se passe ailleurs, les autorités togolaises ont vite mis en place dans le grand Nord, depuis 2018,  l’opération Koundjoare, qui consiste en un  est un déploiement de contingent de force de défense tout au long de la  frontière avec le Burkina-Faso, le Bénin et le Ghana. L’idée est d’empêcher d’éventuelles infiltrations djihadistes, notamment le désir  de multiplication de fronts par les groupes islamistes armés qui prolifèrent au Sahel.    

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