Rentrée politique de la DMK : Poursuite d’une vaine chimère
Le regroupement politique mis en place par l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Kpodzro, refuse de passer un coup d’effaceur sur l’épisode de la présidentielle 2020. Régulièrement battu dans les urnes lors du scrutin présidentiel dernier, la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) se démène toujours, mais vainement, à obtenir le renversement de l’ordre normal des résultats pour permettre à son candidat Gabriel Agbeyomé Kodjo de trôner sur le pays. Mercredi dernier, ce regroupement, après une longue hibernation, s’est de nouveau lancé dans une offensive pour la réclamation de l’hypothétique victoire à lui volée. Comme d’habitude, sans aucune preuve matérielle de sa prétendue victoire, la DMK appelle ses partisans à se mobiliser comme un seul homme pour soutenir sa réclamation.
La scène politique nationale va encore connaitre un bouillonnement les jours à venir. Ceci à la faveur du retour dans l’arène de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK). Le regroupement politique vient d’effectuer sa rentrée politique, tout en précisant ne pas abandonner sa contestation des résultats de la présidentielle du 22 février 2020. Selon les responsables de la DMK, les Togolais doivent se mobiliser comme un seul homme pour soutenir la réclamation de la victoire du peuple portée par la DMK. Car, il est temps de libérer le Togo. L’heure du renouveau aurait sonné, le temps presse et l’impatience gagne les cœurs du peuple Togolais qui attend de voir naître un Togo nouveau, précisent-ils.
Le Togo moderne et démocratique auquel aspirent les Togolais, ne sera possible que si le candidat malheureux Agbeyomé Kodjo arrivait au pouvoir, semble claironner les protégés de Mgr Kpodzro. Une telle perception ne peut que rendre abrutis tous ceux qui continuent de soutenir les élucubrations distillées dans la masse au lendemain du scrutin présidentiel dernier par la DMK .
C’est évidemment ce qui a conduit à la scène méprisable de Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO à Paris et à Bruxelles.
Pour ceux qui ont encore le sens de la décence, les agitations du prélat dans les rues occidentales pour mobiliser la communauté internationale à soutenir la DMK à restaurer la vérité des urnes de la dernière élection présidentielle du 22 février 2020, sont bien déplorables. Toute bonne conscience ne peut qu’être affligée à la vue du spectacle avilissant que des véreux ont poussé le vieux prélat à jouer dans les rues occidentales.
Malheureusement, on semble s’en accommoder à la DMK. A preuve, lors de sa dernière conférence les orateurs n’ont pas caché leur fascination face aux agitations pitoyables que ne cesse d’afficher le prélat nonagénaire à travers l’Europe. Mais la question qui vient à l’esprit est celle de savoir s’il est possible encore d’obtenir le changement des résultats de la présidentielle de 2020 ? A cette question, personne ne peut répondre par l’affirmatif. Ceci d’autant que deux bonnes années se sont déjà écoulées et le candidat vainqueur déroule depuis lors son programme. C’est une évidence à laquelle doit s’habituée la DMK.
Chercher donc à faire croire qu’il y a encore des chances pour que la Cour constitutionnelle revienne sur les résultats du scrutin présidentiel dernier et déclarer vainqueur tout autre candidat que Faure Gnassingbé, relève de l’utopie. C’est en cela que certains compatriotes trouvent la DMK inconséquente.
Il devient urgent que ce regroupement cesse de tromper ses militants sur un douteux revirement de la situation qui verra Agbeyomé s’assoir sur le fauteuil présidentiel. La présidentielle 2020 est déjà rangée. Place donc à des sujets d’actions pragmatiques pour l’amélioration du bienêtre collectif.
Sur ce registre d’actions innovantes, il est important de souligner que la DMK n’a pas jugé utile de prendre part à la concertation nationale des acteurs politiques. Ce dialogue auquel le gouvernement avait convié les acteurs politiques du pouvoir ainsi que ceux de l’opposition, a été décliné par la bande à Agbeyomé Kodjo qui a estimé que « les velléités de banalisation et de déni de la crise post-électorale qu’affiche le régime de fait à Lomé, soutenu par certains acteurs de la classe politique, sont un leurre et une grave faute politique et une méprise de la volonté populaire ». Or c’était une occasion pour négocier de meilleures conditions des élections par l’amélioration du cadre électoral. Ce cadre aurait pu être aussi exploité par la DMK pour proposer sa vision d’un Togo nouveau, prospère et démocratique. Hélas, ses regards étant concentré sur le fauteuil présidentiel, rien d’autre ne pouvait susciter en lui un intérêt. Le fauteuil, rien que cela. Ce qui l’amène à taxer les forces démocratiques muettes sur la contestation électorale d’ « accompagnateurs du régime ». Ce qui met davantage l’opposition en lambeaux.
