Corruption : Les acteurs de la société civile réfléchissent sur les meilleures stratégies de lutte

 Les organisations de la société civile des régions maritime et plateaux ont été édifiées sur les instruments juridiques internationaux de lutte contre la corruption ainsi que leur rôle dans la prévention de ce fléau, lors d’un atelier organisé les 7 et 8 mai à Kpalimé.

Initiée par laHaute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), cette rencontre a été un cadre d’échanges sur leurs rôles et responsabilités, ainsi que sur les instruments juridiques internationaux et les bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. L’idée est d’amener les organisations de la société civile à mieux cerner leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre la corruption. Car le combat contre ce phénomène désastreux ne saurait être l’apanage des pouvoirs publics seuls, il interpelle toute la population et tous les acteurs sociaux dont la société civile, a indiqué Kudjoh Ayayi, le vice-rapporteur de la HAPLUCIA.  Il poursuit en disant que la participation des OSC à l’action de prévention et de lutte contre la corruption apparaît aujourd’hui comme une dimension incontournable dans les stratégies nationales de lutte contre la corruption. Puisqu’en tant qu’acteurs du contrôle citoyen de l’action publique, la capacité de la société civile à mobiliser les citoyens contre le phénomène de la corruption, à le prévenir et à le combattre par la dénonciation des faits de corruption, est vitale pour la bonne gouvernance et la démocratie. « La corruption ternit non seulement l’image des nations, mais encore prive surtout les pays en développement des ressources nécessaires à leur émergence socioéconomique », a déclaré M. Kudjoh.

Ce fut aussi l’occasion d’améliorer les connaissances des participants sur les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la HAPLUCIA, une institution de la république chargée de la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées dans les administrations, les établissements publics, les entreprises privées et les organismes non étatiques. Ces attributions sont prévues à l’article 2 de la loi de 2015. Il s’agit entre autres de veiller à la mise en œuvre, au sein de l’administration publique, des établissements publics ou de toutes personnes morales légalement constituées, des actions appropriées de formation et de mise en conformité, visant à prévenir la corruption et les infractions assimilées ; évaluer périodiquement les instruments juridiques et les mesures administratives de lutte contre la corruption, notamment au moyen d’indicateurs et d’analyses statistiques ; veiller à la diffusion et à la vulgarisation des textes relatifs à la prévention et à la lutte contre la corruption ; définir, accroitre et diffuser les connaissances et les bonnes pratiques relatives à la prévention et à la lutte contre la corruption ; proposer aux ministères compétents des actions éducatives à l’adresse des apprenants ; sensibiliser dans sa communication publique, sur le respect de la présomption d’innocence et le principe d’égalité dans le procès pénal ou encore publier un rapport annuel d’activités qui comprend entre autres les causes, une analyse statistique de la corruption et des infractions assimilées

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