Nouvelle Constitution : L’opposition met la pression, le gouvernement appelle à la retenue

Les opposants à la nouvelle constitution votée le 25 mars dernier, accentuent la pression sur le pouvoir en place. Ils projettent manifester, les 12 et 13 avril, dans les rues de Lomé, leur désapprobation au processus de changement constitutionnel en cours. Mais le gouvernement a interdit la manifestation et appelle ses initiateurs à la retenue et au respect des normes républicaines.

Des partis politiques de l’opposition extraparlementaire ainsi que des associations et mouvements politiques sont décidés à manifester contre la révision de la Constitution. Jeudi 11 avril, ils ont réitéré leur détermination à se faire entendre dans les rues de la capitale togolaise, malgré l’interdiction formelle de la manifestation par le gouvernement. dans un communiqué conjoint, le ministre de la sécurité et celui en charge de l’administration territoriale, ont fait savoir que toute tentative de passer outre l’interdiction risque de conduire à de graves troubles à l’ordre public et d’entrainer des atteintes inadmissibles aux personnes et aux biens ». Les deux officiels ont alors appelé les organisateurs des manifestations projetées à la retenue, non sans les prévenir qu’ils « répondront de leurs actes conformément aux lois ».

 Néanmoins, le gouvernement rassure les populations que « toutes les dispositions idoines sont prises pour préserver la tranquillité et l’ordre publics, et permettra la continuité des activités partout sur le territoire national ».   

Depuis le vote d’une nouvelle loi constitutionnelle, le 25 mars dernier, des opposants au régime de Lomé, ne cessent de critiquer la démarche. Ils y voient un malicieux artifice dressé pour assurer la longévité au pouvoir au président Faure Gnassingbé. « Faure Gnassingbé voit bien que le vent tourne, que ce soit dans la sous-région ou dans le pays même. Il va avoir bien du mal à justifier sa candidature à un cinquième mandat et cherche par le biais de la nouvelle réforme constitutionnelle à échapper à l’épreuve des urnes en 2025 », dénonce Nathaniel Olympio, porte-parole du mouvement « Touche pas à ma Constitution ».

Bien que le texte ait été retourné pour une deuxième lecture au parlement, avec pour consigne de prendre en compte les propositions des populations afin de l’améliorer, l’opposition dit vouloir un retrait pur et simple de la nouvelle constitution. C’est le même avis du côté du parti Nouvel Engagement Togolais (NET). Son président, le député Gerry Taama a appelé le Président Faure Gnassingbé à « faire abandonner cette tentative de changement de la Constitution par sa majorité parlementaire et à continuer l’expérimentation de la Constitution modifiée le 15 mai 2019 ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *