Santé Publique : les Médicaments de la rue, le « cancer des temps modernes »
Vendus sans un contrôle ou soins spécifiques, les médicaments de la rue constituent un danger pour les populations en Afrique. De ce fait, les populations sont appelées à se mobiliser contre la consommation de ces médicaments de qualité inférieure et falsifiés, dont les effets peuvent gravement affecter les reins, le foie et le système nerveux.
Lors d’une action de conscientisation des masses à Kpalimé, à l’initiative de Club RFI Togo, un médecin de santé a vivement déconseillé la prise de médicaments vendus en dehors du circuit pharmaceutique officiel. Car les médicaments de la rue occasionnent des dommages, souvent sans signes immédiatement perceptibles, dans l’organisme.
La prolifération des pathologies affectant des organes comme le foie , les reins, la peau et le système neveu, est en partie liée à la prise des médicaments de la rue qui s’effectue généralement sans contrôle médical. Le constat est qu’au moindre souci de santé, l’on a recours à ces faux médicaments, vendus dans la rue comme des produits ordinaires. Or ces médicaments de mauvaise qualité peuvent altérer les organes vitaux de celui qui les prend de façon répétée.
Les reins figurent parmi les organes les plus vulnérables. Les médecins font savoir que la consommation de médicaments de la rue est susceptible de porter un coup à leur fonctionnement et entraîner une insuffisance rénale. Dans les situations les plus graves, le malade peut être contraint de recourir à la dialyse, voire à une transplantation rénale. Le foie est également cité comme organe pouvant subir de graves dommages à la prise de ces médicaments aux origines douteuses et présentant des risques élevés de survenue d’ atteintes hépatiques. Le système nerveux n’est pas lui aussi épargné. Il peut subir des dégâts dont les manifestations se présentent sous forme de lourdeur ou faiblesse des membres, des troubles du comportement tels que l’agressivité, la perte de contrôle ou des comportements violents. « Derrière chaque comprimé douteux, ne se cache pas seulement une marchandise illégale. Il peut y avoir un rein à préserver, un foie à protéger, une famille à épargner et, au bout du compte, une vie à sauver », a insisté le medecin.
La prise de conscience des conséquences de ces médicaments sur la santé de l’homme devient nécessaire. Le geste salutaire reste donc ne pas acheter ces produits nocifs. Le commerce existe parce qu’il existe une demande. La réduction de la demande, accompagnée d’une sensibilisation accrue des populations, constitue un levier essentiel pour combattre ce phénomène.
