Maladies tropicales négligées : Un nouvel engagement d’élimination de pathologies dévoilé au Togo

Le Togo se fixe un nouvel objectif à atteindre à l’horizon 2030, dans la lutte contre les maladies tropicales négligées(MTN). Le pays veut éradiquer définitivement l’Onchocercose, le pian, la lèpre et les Schistosomiases dans les cinq prochaines années.

L’information a été dévoilée lors de la célébration au Togo de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées, le 29 janvier dernier à Lomé. Ainsi, après l’élimination de quatre maladies sur les 21 affections qui sévissent principalement dans les zones tropicales, le système sanitaire du Togo se concentre de nouveau sur quatre autres maladies tropicales négligées à éliminer d’ici à 2030 dans le pays.

« S’unir, agir pour éliminer l’Onchocercose, les Schistosomiases, la lèpre et le pian, d’ici à 2030 au Togo », est le thème de cette lutte sanitaire dans laquelle s’embarque le Togo. Les actions porteront sur la sensibilisation des masses, la prise en charge des patients et les interventions au sein des communautés les plus vulnérables. Concrètement, les acteurs de la santé vont accentuer la communication sur les quatre maladies, en mobilisant les maires, les chefs traditionnels et les leaders d’opinion en vue d’une mobilisation communautaire contre ces maladies tropicales négligées.  
Le pays bénéficie de l’accompagnement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans cette initiative. Selon le représentant résident pays de l’OMS, Dr Hamadou Nouhou,  l’institution onusienne continuera à accompagner le Togo afin de relever les défis restants et d’éliminer les autres maladies tropicales négligées.

Notons que le Togo est le premier pays au monde à avoir totalement élimé ces quatre maladies tropicales négligées : le ver de Guinée, la filariose lymphatique, la trypanosomiase humaine africaine et le trachome. On estime à plus de 1,7 milliard de personnes touchées par les MTN dans le monde, principalement au sein des communautés les plus vulnérables et marginalisées. Souvent silencieuses, ces maladies entraînent des souffrances durables, des handicaps, des défigurations et une stigmatisation sociale, compromettant l’accès à l’éducation, aux moyens de subsistance et à une vie sociale épanouie.

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