Le Benin s’embrouille dans la recherche des complices du putsch manqué

Le voisin de l’Est affiche une attitude désobligeante envers ses pays limitrophes, au lendemain du coup d’Etat manqué contre le Président Talon. Des insinuations, une campagne médiatique à charge ainsi que des fakes news soigneusement orchestrés par les suppôts du farceur de Cotonou, tentent malencontreusement de mêler les pays comme le Niger et le Togo à ce qu’il convient de nommer affaire benino-béninoise.

Un journal mercenaire fréquemment épinglé pour manque de professionnalisme au Benin, s’est même permis des écarts langagiers et des attaques envers les dirigeants des pays en question. Ce qui étonne,  c’est que le cerveau du putsch avorté, le lieutenant-colonel Tigri, s’est fait identifier. Ceux qui l’ont accompagné dans cette aventure se sont également montrés à visage découvert. Dès lors faut-il encore faire croire que les insurgés auraient agi sur l’ordre d’un pays voisin ?

C’est trop lâche de pointer un regard accusateur vers un Etat étranger. Car lorsqu’on prend le temps d’analyser les motivations énoncées par les militaires putschistes à la télévision béninoise, il apparait au grand jour des frustrations au sein de l’armée et la rage de certains militaires d’en découdre avec leur dirigeant accusé d’arrogance, de gourmandise et d’ insensibilité face à la situation sécuritaire au nord du pays. Les insurgés sont allés loin dans les dénonciations, accusant leur président businessman de spoliation, d’accaparement de biens publics et d’ethnocentrisme. Autant d’éléments qui ne peuvent que susciter un sentiment de révolte.

 Pourquoi vouloir alors détourner son regard de ces évidences et pointer un regard accusateur vers le voisin de l’ouest qu’on sait est un homme de paix et adepte de la stabilité régionale ? Le farceur doit s’en prendre à lui-même.      

Faut-il le rappeler, celui que les autorités du Benin accusent sans avoir le courage de le citer nommément, fut l’artisan de la réconciliation entre Yayi Boni et l’actuel président. Il s’est investi à ramener la paix entre Yayi Boni et son compatriote Talon. Puisque les deux étaient en froid à la suite d’une affaire d’empoisonnement, l’atmosphère était lourde à Cotonou et n’augurait pas d’une gouvernance paisible pour l’actuel locataire du Palais au Benin. C’est ainsi qu’il courut voir son voisin de l’ouest, le sollicitant pour une médiation.  La suite n’est méconnue de personne. Le voisin parvint à les réconcilier à Abidjan, devant le président Alassane Ouattara. Au Togo, la main qui bénit ne détruit pas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *