Sécurité routière : L’usage du téléphone au volant multiplie le risque d’accident
Les accidents de la route sont loin de s’estomper sur les routes togolaises. Malgré les mesures de dissuasion, notamment les contrôles des agents des forces de l’ordre, des conducteurs continuent d’adopter des comportements à risque en pleine circulation. Au nombre de ces comportements qui exposent au risque d’accident, il y a l’usage du téléphone au volant ou en circulation.
L’excès de vitesse, les dépassements défectueux, la consommation des substances psychotropes et surtout l’utilisation du téléphone portable, ont été clairement identifiés comme des facteurs exposant les usagers de la route aux risques d’accident. Surtout le phénomène du téléphone portable au volant multiplie le risque d’accident par cinq, estime-t-on. C’est une réalité qui doit amener à déposer loin de soi le téléphone.
Le téléphone distrait le conducteur qui décroche les appels, manipule ou consulte les messages tout en continuant de rouler. Son attention n’est plus sur la conduite pour prétendre même faire attention aux panneaux de signalisation et aux autres usagers de la route. Il s’ensuit que le conducteur quitte la route pour terminer la course dans un ravi, ou pour le moins chanceux, une collision avec un autre engin peut se produire. Voila pourquoi, le code de la route interdit formellement l’utilisation d’un téléphone portable tenu en main et la mentionne comme une infraction passible de sanction. L’interdiction s’étend à tous les dispositifs connexes pouvant émettre un son, notamment les kits main-libre, les oreillettes et les casques.
En France, il est rapporté qu’en 2016, à cause du téléphone, 310 personnes sont mortes sur les routes. La sécurité routière estime qu’1 accident corporel sur 10 est lié à l’utilisation du portable au volant.
Lorsque l’on écrit un message tout en conduisant, le risque d’accident est multiplié par 23 car envoyer ou recevoir un message nécessite de quitter la route des yeux pendant 5 secondes. Des études menées sur l’usage du téléphone au volant montrent également que le conducteur utilise les mêmes facultés cérébrales que celle qui lui sont nécessaires pour la conduite. De ce fait le téléphone reste un élément qui détourne l’attention du conducteur, qui n’est alors plus porté sur ce qui se passe sur la route. Tout comme l’alcool, le téléphone n’est donc pas compatible avec la conduite.
