Sahel : L’AES se consolide
Une nouvelle réunion des ministres des affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger, s’est tenue, le 17 mai dernier, à Niamey. Il a été question de la réaffirmation de la détermination de ces trois pays de travailler ensemble en vue de faire de l’Alliance des Etats du Sahel (AES ) un « outil privilégié de défense, de diplomatie et de développement ».
La rencontre a connu la présence effective des ministres Jean Marie Karamoko Ouedraogo du Burkina Faso, Abdoulaye Diop du Mali et Bakary Yaou Sangaré du Niger. Les trois chefs de la diplomatie, entourés des experts, se sont accordés sur l’essentiel des textes fondamentaux devant régir le fonctionnement de la future confédération.
Concrètement, les ministres ont échangé sur l’avant-projet du traité portant création d’une confédération, le projet de règlement intérieur du collège des chefs d’Etat et d’autres projets qui seront soumis au sommet des chefs d’Etat devant se tenir prochainement.
L’occasion a également permis à ces trois pays de réaffirmer leur engagement à l’opérationnalisation de la confédération, et de réitérer la nécessité de mettre en place les mécanismes de solidarité au sein de l’AES.
Les missions diplomatiques des trois pays ont été instruites de créer un cadre de dialogue et de concertation en vue de promouvoir la vision commune de l’AES auprès de leurs pays d’accréditation, et d’impliquer la diaspora dans l’opérationnalisation de la confédération.
L’Alliance des Etats du Sahel (AES), conclue entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, en septembre dernier, se veut un pacte de défense mutuelle. Elle est en sorte la riposte à la CEDEAO qui a suspendu de ses instances ces trois Etats dirigés par des militaires putschistes
