Développement/ Après les élections : Une pression sur le parti Unir
Les résultats issus des urnes au double scrutin du 29 avril 2024, placent le parti Unir en tête. Que ce soit les législatives ou les régionales, ce parti a damé le pion à ses adversaires, surtout l’opposition traditionnelle. Sauf que cette victoire, au-delà de la confirmation de la suprématie de ce parti sur l’échiquier politique national, représente à n’en point douter une pression énorme à trouver des solutions aux attentes des populations.
La victoire de l’Union pour la République aux législatives et aux régionales est célébrée avec faste par les militants du parti. Des cultes et des messes ont été mêmes organisés pour remercier le créateur pour la bonne moisson, mais également pour le bon déroulement du processus. Comme cela n’échappe d’ailleurs pas aux responsables de ce parti, les populations ont désormais les regards tournés vers eux, qui portent encore la lourde responsabilité d’incarner l’effectivité de l’exécutif. Ceci d’autant que le développement du pays dépend en premier du bon vouloir du parti Unir.
Les populations en votant pour les listes Unir, attendent de l’exécutif des actions concrètes pour l’amélioration de ses conditions. Que ce soit dans les domaines des pistes rurales, de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, des infrastructures et bien d’autres, les attentes sont énormes. Surtout que les candidats ont demandé de voter pour UNIR afin de permettre la poursuite des œuvres de développement, le parti devra déjà se mettre au travail pour le bien de tous les Togolais.
Il y a eu victoire, ceci du fait que les populations ont estimé que les tenants actuels du pouvoir sont les mieux en même de répondre à leur besoin. Ceci demande alors que les dirigeants poursuivent avec célérité les différentes actions en cours sur le terrain mais également de réfléchir au plus vite aux projets innovants dans la lutte contre la pauvreté de manière à maintenir l’adhésion populaire dont jouit le parti.
L’Etat devra alors accélérer le processus de création de richesse devant lui permettre de faire face aux urgences dans le pays. Sur ce volet, il faut créer les conditions pour le dynamisme du secteur privé et faire de lui un partenaire important dans la création d’emplois.
Faut-il le rappeler, lors de la campagne électorale, la voix de la jeunesse a été très audible. Les jeunes ont listé l’eau, l’électricité, les soins de santé, l’emploi des jeunes comme les défis à relever. La protection sociale reste également un volet sur lequel les populations attendent l’Etat. C’est donc l’occasion d’accélérer le processus de jouissance de l’assurance maladie universelle, la multiplication des filets sociaux et contenir l’indigence dans sa progression inquiétante dans le pays.
Il est vrai que l’espoir des populations repose essentiellement sur le Président Faure Gnassingbé. Mais ces populations voudraient que les collaborateurs du Président se montrent conséquents dans la mise en œuvre des actions décidées par le Chef de l’Etat au profit de ses compatriotes. Il faut vite quitter l’étape de l’euphorie de la victoire pour se mettre au travail de construction d’un Togo moderne.
