Togo : Une nouvelle constitution au service de la stabilité politique
Une nouvelle constitution a été votée, ce 25 mars 2024,au Togo. Les porteurs du projet de la révision constitutionnelle ont soutenu que la nouvelle loi fondamentale est au service de la stabilité politique. Vue de l’extérieur, cette initiative ne choque pas, étant donné son caractère conférant au peuple souverain une participation active à la gestion du pays.
Ce modèle de régime n’est pas du nouveau. Les députés togolais n’inventent donc pas la roue. Dans les grands documents consacrés à la démocratie, le régime parlementaire est bel et bien mentionné. Aussi, c’est ce même type de régime parlementaire qui a été proposé dans la constitution de 92. Alors faut ‘il croire que ce type de régime cesse subitement d’être un modèle de gouvernance démocratique ?
Le régime parlementaire vers le quel tend le Togo, reste une décision salutaire en même d’éviter les errements intellectualistes qui militent pour une gouvernance à l’africaine. A l’heure où souffle sur le continent le vent de la remise en cause de la démocratie, le choix du Togo pour un régime parlementaire devient rassurant dans une sous-région agitée par des tribulations vers des régimes militaro despotiques.
L’histoire constitutionnelle du Togo témoigne d’une évolution vers un système parlementaire, jamais remis en question par référendum. Le 23 avril 1960, l’adoption d’une constitution instaurant un régime parlementaire a ouvert la voie à un gouvernement plus représentatif. Aujourd’hui, cette nouvelle formulation, adaptée aux besoins actuels du Togo, renforce encore la démocratie en établissant un mécanisme clair de redevabilité des gouvernants envers le peuple.
En parcourant l’exposé de motif qui a accompagné la nouvelle loi fondamentale, il ressort que l’initiative est conçue pour renforcer la démocratie et la gouvernance, en limitant les risques de concentration de pouvoir et en favorisant le renouvellement politique. Le Président de la République, symbolisant désormais l’unité nationale et la cohésion, voit son rôle évoluer vers une figure de proue de l’État, tandis que le Président du Conseil des Ministres, chef de l’exécutif, porte la responsabilité de la conduite de la politique nationale.
Dans la capitale togolaise, des juristes soutiennent que le pays est à un tournant décisif, par le vote de cette nouvelle constitution. Ceci d’autant que sur le continent, des voix s’élèvent pour une tropicalisation de la démocratie. Face à un tel désastre auquel appellent de vive voix des africains, le Togo fait le choix de renforcer encore plus sa démocratie en établissant un mécanisme clair de redevabilité des gouvernants envers le peuple.
Somme toute, l’adoption de la nouvelle constitution représente non seulement un pas vers une gouvernance plus responsable et transparente mais aussi l’inscription du nom du président actuel dans l’histoire du Togo comme un leader visionnaire ayant contribué à l’ancrage de la démocratie.
