RDC : Un deuxième mandat plein de défis pour Félix Tshisekedi

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, a dévoilé ,mardi, les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 décembre dernier. Selon ces résultats, le président sortant, Félix Tshisekedi, engrange plus de 73% des voix ; et donc rempile pour un deuxième mandat considéré comme celui de tous les défis.   

Le chef de l’État congolais reste en fonction pour un nouveau quinquennat. Les chiffres provisoires de la présidentielle annoncé il y a quelques jours par la commission électorale nationale indépendante (Céni), sont presque confirmés  par la Cour constitutionnelle le mardi 09 janvier. En ordre, Félix Tshisekedi remporte le scrutin avec 73,47% des voix, suivi par l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, avec 18,08% des suffrages, et l’opposant Martin Fayulu, qui obtient 4,92%.

Ce scrutin à un tour a été jugé chaotique par l’ensemble des adversaires du président sortant. Moïse Katumbi, arrivé officiellement deuxième, dénonce plusieurs griefs dont « la présence de machines à voter dans des domiciles privés ». Martin Fayulu, pour sa part se dit très indigné par la manière dont les choses se sont déroulées et a refusé d’attaquer les résultats devant la Cour constitutionnelle. Car une action de recours devant cette cour, serait donc légitimer cette Cour constitutionnelle qui n’est qu’une cour politisée et tribalisée.

Tshisekedi est très attendu par la population congolaise sur plusieurs chantiers qu’il devra vite lancer. En premier, il y a la pacification du pays par des actions vigoureuses pour enrayer les poches d’insécurité et les incursions des bandes armées supposées soutenues par le voisin rwandais. Ensuite le défi infrastructurel, dont l’attente est la construction de nouvelles routes.  Avec 2,3 millions de kilomètres carrés, la RDC ne compte que 3000 kilomètres de routes bitumées. Ce qui rend difficile les déplacements à l’intérieur du pays, et les populations ont recours à des aéronefs vétustes voire des embarcations de fortune dont les chavirements fréquents coûtent la vie à des dizaines de personnes par an. Voilà pourquoi d’aucuns estiment que « la priorité des priorités dans le contexte congolais, c’est pratiquement le chantier route. Parce que là « où la route passe, le développement suit « . Si le gouvernement s’investit dans la remise en état de presque toutes les routes importantes du pays, ce qu’on appelle communément les routes nationales qui passeraient par tous les territoires, localement on ferait un effort de manière à relier les routes secondaires provinciales et les routes de desserte agricole à cette route principale bitumée, cela aurait des répercussions jusqu’au niveau de la sécurité qui va même s’améliorer ».

Malgré la gratuité de l’enseignement primaire entrée en vigueur en septembre 2019, l’école congolaise a encore besoin de beaucoup d’investissement en matière de salles de classe afin de donner la possibilité à plus de 7 millions d’enfants de 5 à 17 ans non scolarisés de s’instruire. La santé également fait partie des priorités. Le président congolais devra multiplier les hôpitaux publics de manière à permettre des soins de qualité, tout en poursuivant la gratuité de l’accouchement dans les hôpitaux publics.

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