GABON : L’armée écourte le troisième mandat d’Ali Bongo

Alors que les résultats supposés officiels donnent Ali Bongo vainqueur de l’élection présidentielle avec 64, 27 % des suffrages exprimés, des militaires se sont empressés d’annuler ces résultats proclamés au motif qu’ils sont tronqués. Ali Bongo est alors renversé et gardé en résidence surveillé. Le nouvel homme fort du pays, le général Brice Oligui Nguema reste pour l’instant discret.

Libreville, la capitale Gabonaise s’est réveillée un peu plus tôt ce jour, au son de cris de liesse populaire pour célébrer la fin de règne du clan Bongo. Un groupe de militaires a décidé de mettre un terme au troisième mandat d’Ali Bongo. Les putschistes ont évoqué les risques de chaos que pourrait engendrer le troisième mandat controversé que le régime Bongo était sur le point d’entamé. Le rêve du clan Bongo de continuer à régenter sur le Gabon, venait alors de s’estompé. Ceci au grand désarroi des membres du sérail.  

Panique dans le sérail

Les militaires semblent avoir brusquement retrouvé le bon sens, eux qui réprimaient quelques jours plus tôt les populations hostiles au troisième mandat du régime déchu. La traque des proches de Bongo amène à croire que le régime déchu n’était pas très en phase avec l’armée. On annonce déjà l’arrestation de Bongo fils et six autres membres de l’entourage de Ali Bongo, notamment pour « haute trahison », « détournements massifs de denier publics » et « falsification de la signature » du chef de l’Etat. Une information confirmée par le président déchu dans une vidéo en anglais dans laquelle le président déchu dit n’être pas informé de l’endroit où se trouve sa famille, notamment sa femme et son fils.

Il faut préciser que la junte a estimé que les élections n’ont pas rempli « les conditions d’un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais ».  

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