Niger : L’Unicef soulève de vives préoccupations humanitaires
La situation sociopolitique s’est sérieusement dégradée au lendemain du putsch perpétré par des militaires au Niger. Le représentant de l’UNICEF au Niger, Stefano Savi, parle de fournitures vitales qui restent bloquées aux différents points d’entrée du pays alors qu’elles doivent être acheminées de toute urgence vers le Niger, surtout que la situation humanitaire est déjà « désastreuse dans ce pays où la prévalence de la malnutrition sévère chez les enfants est extrêmement élevée.
La crise actuelle affecte des millions d’enfants vulnérables au Niger. Le nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition, voire la forme la plus mortelle de malnutrition, est susceptible d’augmenter si une aide humanitaire d’urgence n’est pas acheminée vers les localités. Or l’embargo décidé par la CEDEAO empêche l’entrée sur le territoire nigérien de provisions en provenance des pays côtiers tels le Benin et le Nigeria. Une situation qui inquiète l’UNICEF ; surtout que la situation humanitaire est déjà « désastreuse dans ce pays où la prévalence de la malnutrition sévère chez les enfants est extrêmement élevée ». A l’heure actuelle, l’UNICEF dénombre 2 conteneurs bloqués à la frontière du Bénin avec des équipements essentiels au maintien de la chaîne du froid ; 19 conteneurs bloqués dans le port de Cotonou, avec des équipements de vaccination et de maintien de la chaîne du froid ; et 29 conteneurs destinés au Niger, actuellement, bloqués en haute mer, contenant des aliments thérapeutiques et des seringues. Ces approvisionnements vitaux pour le traitement de la malnutrition et la vaccination des enfants que nous soutenons risquent de perdre leur efficacité si leur entrée au Niger est encore retardée et s’ils restent exposés à des conditions inadéquates, se plaint le représentant de l’UNICEF au Niger.
L’UNICEF lance un appel urgent à tous les acteurs clés concernés par cette crise pour que les fournitures parviennent en toute sécurité aux enfants les plus vulnérables et à leurs familles. « Nous demandons également aux bailleurs de protéger les fonds humanitaires des sanctions multilatérales ou unilatérales »
Actuellement, les prix des denrées alimentaires continuent de grimper, rendant encore plus difficile les conditions de vie des familles.
