Présidentielle 2025 : L’opposition émergente menace

A quelques mois de la présidentielles 2025, les murmures se font échos dans le landerneau politique national. Des indiscrétions vont bon train. Certaines voyant des acteurs de la société civile bruler la politesse aux ténors de l’opposition pour se positionner comme candidat du changement, et d’autres insistant sur les intentions de certains du sérail à représenter l’alternative en 2025.

Le Togo tend-il vers l’émergence d’une nouvelle classe politique ? L’évidence est manifeste au regard des tractations et agendas secrets des diverses officines politiques. Ce que l’on ne peut nier, est que de plus en plus, de nouvelles figures nourrissent des ambitions pour le pays. On les retrouve dans les sphères de l’opposition au pouvoir et dans la société civile. Ces compatriotes rêvent de diriger le pays et lui imprimer une nouvelle touche.

Majoritairement issus du  courant des forces de l’alternance, ces nouveaux prétendants inquiètent déjà les ténors de l’opposition togolaise. On cite la nouvelle génération d’opposants incarnée par le patron du NET Gerry Taama, Alipui et Kagbara. Ces leaders qui se démènent à se forger une notoriété sur le terrain, affichent des postures de présidentiables capables de s’affirmer dans un futurs proches. Leur atout est qu’ils se sont déjà introduits dans les sphères décisionnelles du pays. Députés à l’Assemblée nationale, pour la plupart, ces jeunes occupent l’espace publique et gagnent peu à peu le cœur des populations. Ils discutent avec la jeunesse sur les réseaux sociaux et se prononcent sur les sujets de l’actualité nationale, sans langue de bois. C’est le genre d’interlocuteurs dont rêvent la jeunesse. Ainsi, il est à parier que ces jeunes opposants émergeants vont ravir la vedette aux éternels candidats malheureux. Mais ils ne sont pas eux aussi à l’abris de la rivalité âpre qui pourrait les opposer au potentiels candidats issus des rangs des organisations de la société civile bouillonnante.      

 Même s’ils ne le disent pas tout haut, certains acteurs de la société civile travaillent secrètement pour se donner les chances de briguer la magistrature suprême en 2025. Au sein de la diaspora, les noms du prof David Dosseh de Front Citoyen Togo Debout   et Kako Nouboukpo, font le consensus de ceux qui militent pour l’alternance au Togo.

Universitaires très posés, ces deux personnalités, qu’on dit proches de l’opposition togolaise, pourront être les portes étendards de la révolution électorale pour laquelle travaillent différents groupes de la diaspora et les regroupements citoyens sur place. On pense surtout à David Dosseh que les chancelleries occidentales acceptent en raison de son tempérament modéré, non hostile aux intérêts occidentaux au Togo. En plus,  bien connu du milieu de la société civile de par son engagement à défendre les principes démocratiques, il passe pour être l’homme qui pourra rivaliser avec le candidat du pouvoir. Seulement, il ne doit pas perdre de vue l’autre poids lourd des rouages des institutions internationales : Kpodar Ekué . Cet ancien du FMI s’accroche toujours à son slogan « Gamessou ». Il n’a donc pas renoncé à son rêve de diriger le pays. On dit même qu’il n’est plus prêt à céder devant autre candidat, fut-il choisi par le Saint Esprit ou le Seigneur lui-même. En tout cas, dit-on, il ne se fera plus embobiner et son engagement reste tel, inébranlable jusqu’à la réalisation de son ambition.

Pour le moment, aucun ralliement aux ténors de l’opposition n’est envisagé. Chacun maintient sa position de constituer l’alternative du futur au Togo. Jean Pierre Fabre, Aimé Gogué et Adjamagbo Johnson ont de la concurrence en 2025, à coup sûr.      

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