Prestations de santé non autorisées et publicités : Prof Mijiyawa met en garde les “vendeurs d’illusion”
Les prestidigitateurs et autres mystificateurs proposant des soins de santé à coup de publicité mensongère et tapage médiatique doivent vite se ressaisir, sous peine de subir la fureur du ministre en charge de la santé. Un communiqué signé dudit ministre met en garde ces prestataires de soins sans autorisation d’exercer, et invite la population à la vigilance.
Le phénomène prend de l’ampleur dans les villes et hameaux du pays. Des « individus et sociétés, se réclamant de la promotion de la santé, proposent des prestations aux populations sans avis ni autorisation”.
Ils sont dans les coins de rue, ils proposent des recettes aux vertus multiples à tous ceux qui veulent bien les croire. Leurs médicaments traiteraient toutes les maladies, font –ils savoir. Ils n’hésitent donc pas à investir certains medias et réseaux sociaux pour faire la promotion de ce qu’eux-mêmes appellent pompeusement des « traitements ». Or le constat est que ces prétendus médicaments sont loin de soulager le moindre mal. Ils donnent alors de faux espoirs et c’est le drame qui survient au bout du compte. Ce qui frise une escroquerie, et très préjudiciable à la santé publique. Voilà pourquoi le ministre de la santé tape du poing sur la table en demandant à ces prestataires de santé sans autorisation de cesser immédiatement leurs activités. Des instructions ont été aussi données aux services techniques pour renforcer le contrôle et la surveillance, et interpeller les contrevenants, précise un communiqué du ministre
En effet, indique le ministre dans son communiqué, ces individus “vont jusqu’à diffuser des publicités tapageuses dans certains médias et sur des réseaux sociaux en promettant des prestations contre paiement de sommes exorbitantes qui frisent l’escroquerie ». “Ces genres de comportements sont contraires aux principes déontologiques en matière de santé”, “Le code de la santé en ses articles 322 et 323 autorise la promotion de la santé, mais pas la publicité sur les prestations et les médicaments”, martèle Moustafa Mijiyawa.
