SANTE/ Face au débordement du CHU Sylvanus Olympio : Construire en urgence un CHR dans le Grand Lomé
Les capacités d’accueil et d’hospitalisation des patients du plus grand centre hospitalier du pays, le CHU SO, se sont amenuisées au fil du temps. Dans plusieurs services relevant de cet établissement sanitaire, il est noté un débordement. Des malades couchés à même le sol, des lenteurs dans la prise en charge des patients, des décès par faute de soins ou interventions rapides sur des cas en urgence. Il y a donc nécessité de construire des CHR dans le Grand Lomé de manière à permettre le désengorgement du CHU SO.
Le CHU Sylvanus Olympio affiche une moyenne de fréquentation très élevée, de nos jours. Les cas graves et les urgences de la capitale sont systématiquement convoyés dans ce centre hospitalier construit à l’époque où le nombre d’habitants à Lomé n’était pas aussi grand. Même si les autorités togolaises ont fait des efforts en construisant le CHU campus et le CHR Lomé commune, le taux de fréquentation des structures sanitaires ne cesse d’augmenter du fait de la démographie galopante et l’agrandissement de la capitale. Ce qui fait que l’on remarque parfois des débordements au CHU SO.
La situation est devenue plus préoccupante, voire même inquiétante, en cette période de crise sanitaire du covid 19. Surtout que le CHR Lomé commune est réquisitionné pour prendre en charge les malades développant les cas graves de coronavirus, il va de soi que la sollicitation du CHU SO devienne encore plus importante. Dès lors, ça ne peut que craquer de partout dans cet hôpital.
Il n’y a pas suffisamment de lits, l’hôpital semble exiguë, le personnel soignant débordé, saturation au niveau des blocs opératoires etc. La conséquence est que les malades arrivent dans le centre avec un état d’esprit de condamnés à mort. Il est rapporté que le personnel soignant de certains dispensaires de Lomé disent orienter avec beaucoup de peine les malades vers le CHU SO, car sachant le désastre encouru là-bas.
La solution peut être la construction de nouveaux CHR dans le grand Lomé. De préférence un à Lomé et l’autre à Agoenyievé. Ces deux centres qui doivent obligatoirement comporter des blocs opératoires, permettrons de prendre en charge promptement et de façon efficace les accidentés, les urgences et les complications sanitaires nécessitant des soins spécialisés.
Tout en reconnaissant les efforts du gouvernement dans le déploiement des services sociaux de base, la construction de deux CHR supplémentaires dans le Grand Lomé est vivement souhaitée. Cela ne fera que renforcer les interventions de l’Etat dans le secteur de la santé des populations.
