Petrolegate/ Procès en Appel : Vers la manifestation de la vérité le 8 juillet ?
Progressivement, l’on se rapproche de la date du 8 juillet 2021 qui va connaitre le dénouement de l’affaire Petrolegate. Cette fois-ci, la justice pourra trancher afin de situer l’opinion sur cette affaire soigneusement fignolée par des mains noires pour couvrir d’opprobre certains citoyens et prendre le contrôle du secteur d’approvisionnement des produits pétroliers au Togo.
La famille Adjakly qui a vu sa réputation écornée par des allégations de détournement de plusieurs centaines de milliards, va enfin pouvoir être rétablie dans ses droits. C’est du moins ce qu’espèrent les avocats de cette famille. De toute évidence, le verdict sera en faveur des mis en cause dans ce dossier, qui au fil du temps apparait aux yeux de l’opinion comme un montage grotesque.
Faut-il le rappeler, lors des précédentes audiences, les avocats du confrère L’Alternative n’avaient pas réussi à convaincre les juges. Ils n’ont pas pu apporter la moindre preuve de tout ce que leur client avait dit sur les Adjakly. Pas de pièces à conviction pour soutenir les allégations de détournement de près de 500 milliards, encore moins des reçus d’achat de biens matériels de luxe qu’aurait acquis un fils Adjakly.
Devant les juges, les avocats du confrère ont brillé par le dilatoire entrainant des reports d’audience. Vont-ils encore adopter la même posture le 8 juillet prochain ? Tout porte à le croire. Car ne disposant pas de la moindre preuve, l’option du dilatoire semble être désormais décidée pour faire durer artificiellement le procès. Il faut tourner en rond pour au finish lasser l’opinion ?
Lors d’une récente audience à la Cour d’Appel, les avocats de notre confrère l’Alternative s’étaient offerts en spectacle par leur numéro ridicule. Comment des avocats qui ont fait appel d’une décision, peuvent-ils faire croire qu’ils n’étaient pas informés de la date de l’audience ? Vraisemblablement, dépourvus d’éléments, et ne sachant comment sauver leur client, ils ont fait le choix de s’agripper à ce faux fuyant pour obtenir un report d’audience.
Au fait, le stratagème consiste à gagner du temps. Ils espèrent ainsi avoir des éléments en renfort. Mais c’était sans compter sur la vigilance des autorités togolaises qu’une nébuleuse a voulu induire en erreur.
En effet, ce que les avocats du confrère attendaient en renfort, c’était le fameux rapport provisoire d’audit commandité par le ministre du commerce, Adedze Kodjo. Malheureusement, ce document est très vite rangé de côté, du fait de lacunes graves et de manipulations sciemment incorporées. Cela ne pouvait en être autrement quand on sait que des mains noires manœuvraient à se servir de ce document à charge pour non seulement éjecter les Adjakly mais aussi les couvrir d’opprobres. Pour les mis en cause dans le dossier, les auditeurs ont fait un travail à charge de personnalités que l’on n’a même pas pris soin de bien écouter en vue de considérer leurs explications. En conséquence, ils ont récusé les conclusions de l’audit jugées non fiables et remis en cause l’expertise des auditeurs dans le domaine pétrolier.
On se rappelle aussi que des ministres du gouvernement (Gilbert Bawara et Christian Trimua) se sont prononcés sur le caractère invraisemblable des accusations portées contre des membres du CFSPPP. Le Ministre Trimua dans une sortie médiatique avait rappelé qu’en lieu et place d’une « mission de contrôle et de réconciliation des données » demandée par le gouvernement, ce fut un audit à charge que les inspecteurs auditeurs avaient servi. Comme il fallait s’y attendre, leur rapport a été jugé non fiable. Le ministre Trimua a eu à le signifier clairement. Il y a eu trop d’irrégularités dans le rapport produit par ces inspecteurs. « Le rapport n’a pas été fait dans les conditions acceptables, et naturellement, le gouvernement, n’en tirera aucune conclusion à l’étape actuelle ». Ce qui naturellement ne pouvait recevoir l’approbation du gouvernement.
A suivre..
TN
