Financement du développement : La France envisage utiliser les biens mal acquis pour soutenir l’Afrique
Financement du développement : La France envisage utiliser les biens mal acquis pour soutenir l’Afrique
La France prévoit de rendre aux populations pillées du continent noir l’argent détourné par des chefs d’État et leurs proches. Un projet de loi, adopté 20 juillet 2021, préconise le reversement des sommes détournés par les dirigeants africains visés par des procédures judiciaires en France aux ONG africaine pour la mise en œuvre des actions de développement.
S’achemine-t-on vers la restitution des biens mal acquis ? Tout porte à le croire, avec la décision de la France d’utiliser les sommes récoltées de la vente des propriétés voire les biens mal acquis pour financer les projets de développement en Afrique. Selon la loi votée en ce sens, le 20 juillet dernier, les ressources issues de la saisie des biens mal acquis seront transférées à l’Agence française de développement (AFD) qui les redistribuera à des ONG qui auront posé leur candidature, projets à l’appui.
La nouvelle loi en question autorise que les biens confisqués soient vendus, une fois que les incriminés auraient épuisé toutes les voies de recours jusqu’au pourvoi en Cassation. Cela peut durer plusieurs années. Mais est-il dit que tôt ou tard, les luxueux hôtels particuliers en plein Paris, les villas sur la Côte d’ Azur, ou encore des voitures de luxe acquis avec l’argent public des pays africains, seront vendus et les ressources générées serviront à construire les écoles, les hôpitaux et à financer le développement de l’agriculture des pays pillés.
Parmi les pays qui pourraient voir, dans les années qui viennent, d’importantes sommes restituées, il y a par exemple la Tunisie, le Gabon, le Congo-Brazzaville.
