Piraterie maritime: Des bandits de mer condamnés à de lourdes peines à Lomé

La cour d’assises de la cour d’Appel de Lomé a ouvert une session  le 5 juillet 2021.  Parmi les 120 dossiers à l’affiche, se trouve une affaire de piraterie maritime  impliquant 10 présumés pirates. Les infortunés  ont été jugés et condamnés à des peines allant de 12 ans à 20 ans.

C’est un procès inédit qui s’est déroulé  à la cour d’Appel de Lomé.  La particularité du dossier jugé suffit pour susciter de l’opinion. Il s’agit de la piraterie maritime, un sujet inhabituel dans les tribunaux  mais bien connu des populations. Pour  la premières fois donc,  des personnes accusées de pirateries, de brigandages et  de vols à main armée en mer ont été jugées au Togo. Pour ce crime, les dix infortunés à la barre ont écopé des peines d’emprisonnement allant de 12 ans à 20 ans.

 En effet, ils sont  7 nigérians et deux Togolais qui ont comparu.  Ces individus ont  été appréhendés par la marine togolaise dans leur tentative d’attaque du navire Tanker G-Dona 1, la nuit du 11 au 12 mai 2019, dans les eaux territoriales togolaises. Et comme il fallait s’y attendre, ils sont été  accusés d’actes de  piraterie maritime,  de violence volontaire, tentative de viol et groupement de malfaiteurs. Des crimes  pris en compte dans le  nouveau code pénal de 2015.

 Après le délibéré, la Cour a retenu la culpabilité de 8 accusés : un est condamné à 15 ans de réclusion criminelle et à 5 ans d’interdiction de séjour sur le territoire togolais. Les sept autres à 12 ans, 5ans d’interdiction des droits civils pour les nationaux et 5 ans d’interdiction de séjour sur le territoire national pour les autres accusés.  Un des accusés a été acquitté. L’un des accusés, en fuite, a été reconnu coupable et condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec un mandat d’arrêt international délivré contre lui.

Pour le représentant du ministère public, le procureur général près la cour d’Appel de Lomé, M. Kodjo Gnambi Garba, ce jugement est un signal fort donné à des « gens sans foi, ni loi qui pensent qu’ils peuvent attaquer des navires sans qu’ils ne soient pas poursuivis et jugés ».

« Notre code pénal dans le temps ne contenait pas de dispositions sur la piraterie en mer. Avec la récurrence du phénomène, le nouveau code pénal de 2015, a pris position par rapport à la piraterie et a prévu des dispositions qui la répriment. Il faudrait que les gens comprennent que les pirateries, les brigandages, les vols à main armée en mer ne seront pas laissés impunis », a-t-il averti.

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