COUVRE FEU : La CNDH maintient une veille sur les violations des droits de l’homme

Engagée à jouer pleinement son rôle de  promotion et de protection des droits de l’homme au Togo, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) invite les populations à signaler les éventuels cas de bavures policières en lien avec le couvre-feu en vigueur depuis le 20 décembre dernier. Il s’agit d’un monitoring qui ne dit pas son nom et dont l’objectif est d’éviter que les faits de traitements inhumains et dégradants  enregistrés lors du précédent couvre-feu ne se rééditent plus.

La présidente de la CNDH, Mme Nakpa Polo, et ses collègues ne veulent plus entendre parler de mort d’homme ou de tortures sur les citoyens pour raison de couvre-feu. Tirant donc des leçons des faits dramatiques survenus lors du couvre-feu de mai passé, l’institution chargée des questions de droit de l’homme dit être aux aguets. Ainsi des équipes sont déployées  sur le terrain en vue de maintenir une  veille durant la période du couvre-feu . « La sous-commission promotion et protection des droits de l’Homme de la Commission assure la coordination des activités de l’observatoire. Les antennes régionales de la CNDH sont aussi mises à contribution. Elles doivent recenser et transmettre sans délai, à l’observatoire les cas de violation des droits de l’Homme collectés durant cette période d’exception », précise-t-on. Il est aussi demander à la  population de signaler les éventuels cas de bavures policières pendant cette période de restriction.

 En vigueur depuis le 20 décembre, le couvre-feu a été instauré par le gouvernement togolais afin de limiter la propagation du virus pendant les festivités de fin d’année. Il  débute à 22H pour prendre fin à 5H au matin. Pour les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier,  la restriction  va de 23h à 5h GMT.  

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