Protection de la Couche d’Ozone : Le Togo opte pour la promotion des technologies respectueuses de l’environnement

La commémoration de la 38ème édition de la Journée Internationale de la Protection de la Couche d’Ozone, le 16 septembre dernier, a été l’occasion d’une action de sensibilisation du public sur l’importance de protéger la couche d’ozone, de lutter contre le réchauffement climatique et les avantages inhérents à l’utilisation des réfrigérants respectueux de l’environnement. L’accent est mis sur la promotion des technologies respectueuses de l’environnement et la lutte efficace contre le réchauffement climatique.

Placée sous le thème « De la science à l’action globale », cette année, la Journée Internationale de la Protection de la Couche d’Ozone, est axée sur la promotion des technologies respectueuses de l’environnement. A travers une journée d’échange avec les techniciens de froid, notamment ceux de l’association des frigoristes du Togo, des formateurs des centres de formation professionnelle ainsi que des étudiants et apprenants de l’Institut National Formation et de Perfectionnement Professionnels (INFPP), l’engagement de protéger la couche d’ozone s’est manifesté.

Selon le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. Katari Foli-Bazi, la couche d’ozone, ce bouclier invisible mais vital, nous protège des rayons ultraviolets nocifs. Son affaiblissement a longtemps menacé la santé humaine, les écosystèmes et la stabilité climatique. « Grâce aux efforts conjoints de la communauté scientifique et de la coopération internationale, notamment à travers la mise en œuvre du protocole de Montréal et ses différents amendements, nous avons démontré qu’ensemble, nous pouvions inverser la tendance et préserver ce patrimoine commun. Notre pays s’inscrit résolument dans cette dynamique mondiale. Nous savons que protéger l’ozone signifie aussi lutter contre le changement climatique, en réduisant l’usage des substances nocives et en favorisant des technologies propres. »

Concrètement, la sensibilisation a porté sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre par l’utilisation des réfrigérants respectueux de l’environnement.  L’objectif affiché est de parvenir à la reconstitution de cette précieuse couche d’ozone. Les messages ont été clairs :  préférer les produits respectueux de l’environnement, entretenir les appareils pour éviter les fuites de gaz nocifs, sensibiliser autour de soi. « Ensemble, continuons à faire de cette journée un symbole d’espoir, d’engagement et d’action pour les générations présentes et futures », a conseillé le ministre

 Il est annoncé, comme initiative en soutien à la lutte contre le réchauffement climatique, l’institution d’une filière de formation licence en froid et climatisation. Cette formation sera l’occasion de préparer une génération de professionnels capables de maîtriser les technologies respectueuses de l’environnement, d’assurer une meilleure efficacité énergétique et de promouvoir l’usage de fluides alternatifs non destructeurs de l’ozone.

Le Bureau National Ozone va jouer un rôle essentiel dans la mise en œuvre de cette formation professionnelle. « En tant qu’organe technique et stratégique, il accompagnera la mise en œuvre de cette licence en veillant à ce que les contenus pédagogiques soient conformes aux normes internationales, à ce que les formateurs disposent des compétences requises, et à ce que la formation réponde aux besoins réels du marché. Le bureau national ozone incarne ainsi le trait d’union entre la science, la formation et l’action, en mobilisant l’expertise et en coordonnant les efforts pour assurer l’efficacité de ce programme », a précisé le ministre Katari Foli-Bazi.

Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 49/114, le 11 septembre 1996, la Journée Internationale de la Protection de la Couche d’Ozone donne l’occasion aux pays de porter un regard rétrospectif sur les activités initiées dans le cadre de la protection de la couche d’ozone, de la lutte contre le réchauffement du climat et de rappeler les résultats obtenus. Ceci, pour renforcer la coopération entre les institutions, les acteurs économiques, les formateurs et les apprenants, afin de promouvoir des technologies respectueuses de l’environnement et de lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

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