Guinée : L’opposition dénonce la politisation du Covid 19 par le pouvoir

La tension monte dans le camp de Celou Dalein Diallo,  candidat malheureux à la présidentielle du 18 octobre. En cause, l’interdiction par les autorités guinéennes, pour raison sanitaire, des manifestations  de masse sur toute l’étendue du territoire national. Pour  l’Union des forces démocratique de Guinée (UFDG), qui projetait organisé un rassemblement   contre le « hold-up » électoral ce mercredi, cette mesure du gouvernement  est perçue comme une instrumentalisation  et une politisation du Covid19.

La  victoire d’Aplha Condé à la présidentielle 2020 est contestée par l’opposition politique dont la figure de proue reste le candidat de l’Union des forces démocratique de Guinée (UFDG), Celou Dalein Diallo. Après des troubles et autres actions en guise de protestation contre un « hold-up » électoral perpétré par le pouvoir en place, l’opposition  a de nouveau appelé ses militants à descendre dans les rues, ce mercredi, pour faire barrage au passage en force du régime Condé pour un troisième mandat jugé antidémocratique. Pour le gouvernement, cette manifestation ne pourra se tenir.

Le ministre Aboubacar Sylla, porte-parole du gouvernement, l’a martelé dimanche dernier à la télévision nationale. « Le gouvernement rappelle aux partis politiques et mouvements alliés ainsi qu’à toutes les entités politiques et sociales, la suspension pour raison sanitaire des manifestations de masse sur toute l’étendue du territoire national, a insisté le ministre. C’est une  « mesure exceptionnelle  justifiée par l’état d’urgence instauré pour combattre la pandémie, se défend le porte-parole du gouvernement.  Joachim Baba, un responsable de l’opposition y voit plutôt l’instrumentalisation et la politisation du covid 19 pour protéger le hold-up électoral.

Dans plusieurs pays au monde, des dispositifs sont mis en place pour contrer la propagation de la pandémie, notamment des mesures restrictives.  Ces restrictions qui s’inscrivent dans le cadre de l’Etat d’urgence décrété en riposte au coronavirus  dans certains pays en Afrique, cachent parfois des desseins politiciens. Certains dirigeants corsent ces mesures pour juste étouffer les velléités contestataires de leur opposition. Ainsi,  en période électorale, il n’est rare de voir les régimes aux abois prétexter de la propagation de Covid 19 pour interdire les manifestations de l’opposition, qui dénonce les tripatouillages des constitutions mais surtout les élections truquées voire des passages en force pour des mandats de trop.    

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