Santé Publique : Le Togo s’arme contre les menaces zoonotiques
Les acteurs de la plateforme « Une Seule Santé » au Togo se sont concertés du 4 au 6 mars 2026 à Kpalimé, afin d’identifier de manière consensuelle les zoonoses prioritaires du pays. L’objectif est de doter le pays d’un outil stratégique pour anticiper, prévenir et répondre efficacement aux menaces zoonotiques.
Issus des secteurs de la santé animale, de la santé humaine et de l’environnement, ces acteurs se sont attelés à identifier de manière consensuelle les maladies zoonotiques qui sont les plus préoccupantes au Togo. L’enjeu est de définir des priorités claires pour mieux orienter les ressources, renforcer la surveillance, améliorer les laboratoires et préparer le pays à répondre rapidement aux urgences sanitaires.
À l’issue des travaux, une liste des maladies zoonotiques prioritaires a été dressée, accompagnée de recommandations et de plans d’action multisectoriels.
La démarche, soutenue par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires au Togo (PREPRUS-Togo), financé par le Fonds de lutte contre les pandémies, les Centers for Disease Controlol and Prevention Africa (CDC) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
« Aujourd’hui, il n’y a plus de différence entre l’habitat de l’homme et celui des animaux. Nous partageons les mêmes espaces et donc les mêmes maladies. Il est temps que nous nous mettions ensemble pour penser la santé de façon globale », a souligné le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin.
L’approche « Une seule santé » s’articule autour du principe selon lequel la santé humaine, la santé animale et la santé végétale sont interdépendantes et liées à celle des écosystèmes dans lesquels elles existent. Elle permet de coordonner les efforts multisectoriels de prévention, de préparation et de réponse aux maladies zoonotiques telles que la rage, l’influenza aviaire ou encore les fièvres hémorragiques virales comme Ebola.
Selon l’OMS, le changement climatique ou l’évolution de l’utilisation des sols, les pratiques agricoles non durables, la mondialisation et le commerce des animaux sauvages donnent aux agents pathogènes de multiples possibilités d’évoluer sous de nouvelles formes, ce qui augmente la fréquence et l’intensité des événements de transmission des animaux aux humains. Il est aussi noté que certaines maladies peuvent également être transmises des humains à l’animal et avoir des répercussions considérables sur la santé des animaux, domestiques ou sauvages.
