Délimitation de la frontière maritime: L’arbitrage international pour départager le Togo et le Ghana
Après des années de discussions infructueuses avec le Togo pour un accord sur la délimitation de la frontière maritime commune, le Ghana a décidé de recourir à l’arbitrage international afin qu’une ligne de démarcation formelle délimite officiellement les deux pays en mer. Pour le Ghana, l’arbitrage international du différend vise à éviter des tensions avec le voisin Togo. Du coté togolais, on prend acte de la démarche tout en souhaitant que l’arbitrage s’aligne sur les principes de justice et d’équité.
Parvenir à une délimitation juste de la frontière maritime, par un processus juridique international encadré. C’est le choix du Ghana, en portant devant les juridictions internationales le différend sur la délimitation de sa frontière maritime avec le Togo. Pour le Ghana, la démarche vise à clarifier cette question de frontière maritime par le biais des mécanismes juridiques internationaux établis.
En procédant ainsi, le Ghana marque sa volonté de « sortir du cadre des négociations bilatérales en cours », a déploré le gouvernement togolais.
Néanmoins, Lomé ne semble pas du tout agacé. Le gouvernement togolais informe avoir pris acte de la décision du Ghana, et, à son tour, réaffirme son attachement à un règlement de ce différend frontalier maritime dans le respect des principes de justice et d’équité prônés par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.
Tout porte à croire que les différentes rencontres qui se déroulées entre les commissions nationales des deux Etats en vue de parvenir à une délimitation consensuelle, n’auraient servi à rien. Elles n’ont pas abouti à un accord mutuellement acceptable. Chaque pays est resté campé sur sa position et n’a voulu céder une portion qu’il estime lui appartenir naturellement.
Mais la bonne nouvelle est que les deux Etats veulent
préserver le bon voisinage et la coopération fraternelle entre eux. L’arbitrage
international semble alors la voie idéale d’un règlement pacifique du différend.
Cela pourrait préserver le climat de fraternité, de paix et de sérénité entre
les deux États. Car l’objectif final est de préserver et de renforcer les
excellentes relations de longue date entre les deux pays.
Selon un expert des questions maritimes, la résolution de ce différend est
cruciale pour les intérêts économiques et diplomatiques des deux nations, car
elle a des implications directes sur la gestion des ressources en mer et les
questions de juridiction.
