SAHEL : Les USA de retour avec la diplomatie économique
L’administration Trump n’est pas prête à abandonner les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Une nouvelle approche de la diplomatie, celle économique, est de plus en plus mise avant pour un retour rapide des USA au Niger, Mali et au Burkina Faso. L’Accès aux mines contre l’appui militaire dans la lutte antiterroriste, semble la nouvelle ligne américaine.
Après avoir pris un recul vis-à-vis des Etats du sahel et gelé son aide au développement, à la suite des coups d’Etat militaires, les Etats-Unis négocient leur retour au Sahel. Cette fois-ci, c’est la diplomatie économique qui est mise en avant. Il ne sera plus question d’aide au développement comme le faisait l’USAID. Place au commerce et aux investissements, notamment dans les ressources minières.
La diplomatie économique américaine entend bien s’ancrer au Sahel, sur fond de compétition géopolitique. « Du commerce, pas de l’aide », avait annoncé en mai, à Abidjan, Troy Fitrell, un haut responsable du Département d’Etat américain. Les USA convoitent sérieusement les mines de ces pays, au même titre que la Chine et la Russie, des partenaires actuellement bien appréciées par les militaires au pouvoir.
L’offre américaine consistera désormais en un appui militaire et en renseignements stratégiques susceptibles d’aider les forces armées de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à enrayer les menaces terroristes.
En visite début juillet à Bamako, Rudolph Atallah, directeur adjoint pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, s’est beaucoup appesanti sur une coopération militaire mais aussi économique entre les deux pays. « Nous avons des équipements adéquats, des connaissances et des forces pour faire face à la menace terroriste. Si le Mali décide de travailler avec nous, on saura comment faire », avait-il déclaré. Il est également évoqué, en parallèle du soutien sécuritaire, la possibilité d’« investissements privés américains ».
Le Mali est l’un des principaux producteurs africains d’or et de lithium, le Niger d’uranium, et le Burkina Faso d’or.
